Sale journée. Je me lève, je me recouche, lit, divan, j'y arrive pas.
Et puis je repense à cet article qui traine depuis 15 jours. Une belle découverte.

   C'était en attendant Underground Railroad au Point Ephémère, et malheureusement dans une salle fort peu remplie (elle le sera à peine plus pour la tête d'affiche), tant pis pour celles et ceux qui sont restés boire leur verre dehors, illes ont raté le meilleur de la soirée, pas qu'Underground Railraod n'ait pas été bon, du tout, mais là il y avait la découverte et une énergie non-égalée par un groupe un peu trop sur ses rails justement.
   Julia à la guitare et au chant, Ben à l'harmonica et... clavier-iPad ( !! ) sur un titre, démarrent pied au plancher avec un Darling Dear endiablé, font trembler les murs du Point et dresser l'oreille d'un public certes clairsemé, mais ravi.
   Une version « allégée » de Little Fish comme on l'apprend un peu plus tard, sans batteur (Nez) ni batterie parce que « de nos jours, c'est plus facile de voyager avec une guitare et un iPad », mais d'une telle intensité que je me demande presque ce que la batterie peut apporter. Pas de grands effets, un son de guitare assez sec, et surtout un chant chaud et puissant à la Chrissie Hynde ou Patti Smith, qu'on peut savourer le temps d'une pseudo-improvisation a-capella due à une rupture impromptue mais provoquée de corde sur guitare hurlante. Visiblement heureux de jouer pour la première fois à Paris, Julia et Ben plaisantent avec le public en français ou en anglais et donnent sans compter.
   
   Pas facile de se mettre au CD après un tel concert. Quand on s'est pris l'énergie et la force d'un groupe, l'enregistrement parait comme amputé de ce qu'on a reçu, et si Baffled and Beat le premier album du groupe d'Oxford est bien emmené, il me laisse finalement dans un premier temps un petit peu sur la faim, appétit qui se comble avec le temps et n'en ai que plus aiguisé pour le prochain, enregistré par Gaz Coombes, dès septembre.

Wonderful by Little Fish (Oxford)