Lame de fond
Par rififi le mardi 26 mai 2009, 17:00 - Agora - Lien permanent

On y rentre comme on entre dans
l'eau, du bout des pieds qu'on laisse chatouiller par l'écume jusqu'à recouvrir
les chevilles. On reste un temps l'eau jusqu'aux genoux, à lire quelques pages
et reposer, le temps d'être bien à l'aise, entre légèreté marine et pesanteur
terrestre. Puis on se coule avec délice entre les pages comme on se laisse
porter par l'eau.
Comme des vaguelettes incessantes, courtes et délicates, qui viennent mollement bruisser sur la plage par temps calme, on se laisse embarquer par le rythme nerveux et plein de l'énergie inlassable de la houle. On s'accroche à la lecture comme on reste fasciné devant la mer, comme on reste assis dans le vent sur un bout de rocher ou une falaise à regarder le bal des cormorans.
La Hague, près des atomes et du temps présent, un récit hors du temps qui mêle les époques et les générations entre souvenirs, légendes, secrets cachés, tendresse et haine rancunière. La mer, un village, une communauté de gens un peu à l'écart, des vies passées et présentes qui se croisent et se revivent. La difficulté de vivre après la mort de l'autre, l'impossible attente de ceux que la mer a gardée. Une histoire, des histoires qui se croisent et s'entre-mêlent, des personnages entiers qui tous portent une fêlure, une part d'intime solitude qui les rend vrais et attachants, rayonnants.
Je voudrais voir La Hague, vivre ce temps hors du temps, qu'il reste encore quelques pages.
Claudie Gallay - Les déferlantes - Editions du Rouergue
Comme des vaguelettes incessantes, courtes et délicates, qui viennent mollement bruisser sur la plage par temps calme, on se laisse embarquer par le rythme nerveux et plein de l'énergie inlassable de la houle. On s'accroche à la lecture comme on reste fasciné devant la mer, comme on reste assis dans le vent sur un bout de rocher ou une falaise à regarder le bal des cormorans.
La Hague, près des atomes et du temps présent, un récit hors du temps qui mêle les époques et les générations entre souvenirs, légendes, secrets cachés, tendresse et haine rancunière. La mer, un village, une communauté de gens un peu à l'écart, des vies passées et présentes qui se croisent et se revivent. La difficulté de vivre après la mort de l'autre, l'impossible attente de ceux que la mer a gardée. Une histoire, des histoires qui se croisent et s'entre-mêlent, des personnages entiers qui tous portent une fêlure, une part d'intime solitude qui les rend vrais et attachants, rayonnants.
Je voudrais voir La Hague, vivre ce temps hors du temps, qu'il reste encore quelques pages.
Claudie Gallay - Les déferlantes - Editions du Rouergue


Commentaires
Je n'ai pas d'atome crochu avec cette partie de la Normandie, qui paradoxalement irradie si peu pour moi.
...
...
Je ne connais pas la Hague, je crois pourtant savoir que c'est joli tout plein et loin de l'agitation.
Pas surprenant que Prévert soit allé finir ses jours là plutôt qu'à Saint-Paul-de-Vence...
> Brendufat : je ne connais pas non plus, pas encore disons. Il faudra bien que j'aille voir un jour «l'arbre de Prévert»...
> Christophe : pas d'atome crochu... c'est bien parce que tu n'y es jamais allé
Voilà qui donne envie.
tant mieux, c'est fait pour
un livre qui arrive à sortir ce blog de 6 mois de léthargie......
(même si ça ressemble au chant du cygne)
ha bah dis donc, je passe tous les 2 jours et pour une fois que non, paff un post
Bon, une marée, une !
tous les 2 jours !
une assiduité bien mal récompensée