Des jours et des nuits
Par rififi le dimanche 28 septembre 2008, 22:48 - un bleu, un jaune - Lien permanent
Je n'ai jamais eu un sommeil de plomb. Je dois pouvoir compter mes "bonnes nuits" sur les doigts d'une main. Une bonne nuit pour moi, c'est s'endormir en se couchant, et se réveiller en forme juste avant l'heure du lever. En fait, seul le pouce doit suffire.
Ces derniers temps tout de même, j'ai collectionné les nuits blanches. entre mes histoires à moi perso qui ne trouvent rien de mieux que de me faire travailler les cellules grises en tâche de fond en bloquant suffisamment de ressource-ciboulo pour faire buguer la carte sommeil, les horaires décalés et les aléas de la vie civile et socaile, ça fait beaucoup.
Il faut dire que je n'ai pas vraiment été aidée par le voisinage non plus.
Ça a commencé par une période de boulot "comme tout le monde" : travail en journée 5 jours sur 7. Je ne suis pas spécialement une couche-tôt, mais tout de même, en général vers minuit-1h, je tombe. Surtout que je n'ai pas l'habitude de ces horaires-là, ça m'épuise !!
Et donc, dans le calme de la nuit de mon petit coin tranquille, alors que Morphée s'approche pour me prendre dans ses bras, du tréfond de mon parquet survient la voix de l'au-delà :
Des jappements aigus et brefs, presque continus. Et quand ça cesse, ce sont les pleurs qui prennent le relais. Juste sous le lit, dans le silence le plus total, et sans arrêt... jusqu'à 6h du mat' pour le record.
Cette nuit-là, je m'étais occupée en faisant du montage, au moins j'avais le casque sur les oreilles. le lendemain aussi, ça occupe mais le résultat n'est pas probant. Je m'étais juré d'aller voir ce/tte maitre/sse le matin avant de partir, ne serai-ce que pour le plaisir de réveiller la/le fêtard/e qui abandonnait son chien tout seul aux bons soins de ses voisins. Mais évidemment, quand enfin le sommeil arrive, le réveil une heure plus tard c'est duraille, je suis en retard, tant pis, j'irai demain.
Ça a duré 10 jours, ou plutôt 10 nuits. Jusqu'à l'exaspération totale. J'en pouvais plus, crevée, je devais me lever tôt, j'avais des envies de meurtre.
De guerre lasse, j'avais trimballé ma couette et mon oreiller sur le divan quitte à avoir les pieds dehors, là au moins ça ne me crispait pas les nerfs. Mais quand on est bien énervé, impossible de dormir.
La voisine a eu la bonne idée de rentrer tôt, vers 3h. Et a eu l'immense plaisir de voir débarquer devant sa porte quelqu'une furibarde avec un regard terrible, qui a commencé péniblement à parler avec un "Je ne supporte plus votre chien !".
Je dois dire qu'elle était bien embêtée et vraiment désireuse de ne pas déranger. Elle découvrait sincèrement que la personne juste au-dessus de chez elle pouvait être gênée, n'y avait pas pensé (tous ceux de son étage avaient été prévenus). Dont acte.
Elle a promis que ça ne se reproduirait plus et effectivement le soir même elle faisait garder son chien pendant son absence. Il faudra que je la recroise d'ailleurs pour la remercier et lui montrer que je ne suis pas forcément une furie.
En fin, j'allais pouvoir dormir, et me reposer d'une manière générale puisque je recommencais à avoir des horaires décalés, ce que finalement je supporte mieux. Enfin, je supporte mieux surtout de ne pas bosser 5 jours/7 et d'avoir des jours de repos en semaine.
Qui dit horaires décalés, dit aussi nuits travaillées. Ça ne me dérange pas, je dors très bien le matin en rentrant.
Normalement.
Cette fois là, non seulement je n'avais qu'une hâte, me coucher, mais en plus j'enchainais avec une autre nuit le soir même exceptionnellement. Tout ça pour me libérer un autre soir pour aller à un concert. Vie de patachon.
Oui mais..
Il y a des travaux dans l'immeuble, et ils ne trouvent rien de mieux que de monter l'échafaudage devant mes fenêtres ce jour-là.
Impossible de fermer l'œil, ça tape,
ça parle, ça perce et ça retape. L'après-midi continue avec les coups répétés,
le grattage des gouttières. J'ai fermé les volets pour être un peu tanquille et
ne pas avoir les ouvriers sous mon nez, je suis dans la pénombre et je traine
sans pouvoir dormir.
Le soir au boulot j'ai tenu jusqu' à 4h du met, je ne sais pas comment. Et puis il y avait le divan du bureau qui était là, presue 48h sans dormir, le calme de la nuit, je me suis écroulée. 2 heures.
Le matin, j'ai squatté l'appartement vide de mes parents pour pouvoir faire une vraie nuit.
Et puis il y a eu l'inondation de la salle de bain...
Le soir au boulot j'ai tenu jusqu' à 4h du met, je ne sais pas comment. Et puis il y avait le divan du bureau qui était là, presue 48h sans dormir, le calme de la nuit, je me suis écroulée. 2 heures.
Le matin, j'ai squatté l'appartement vide de mes parents pour pouvoir faire une vraie nuit.
Et puis il y a eu l'inondation de la salle de bain...


Commentaires
Mais mais mais... c'est le bonheeeeeur total !
VDM !

oui le bonheur, n'est-il pas ?
VDM, je confirme
(((Rififi)))
Des fois, ça veut pas...
Pour rester très terre à terre, les bouchons d'oreille, ça suffit pas pour te permettre de dormir "à travers" les aboiements du chien ? Mes voisins m'ont fait le même coup plus d'une fois, ça fait chier quand même parce que je préfère dormir sans bouchons mais au moins avec, je dors...
ça aurait peut-être suffit, sauf que je ne supporte pas de dormir avec, pour que ça soit efficace il faut qu'ils soient vraiment "étanches" et dans ce cas on s'entend soi-même
bon ça va mieux là hein, c'est calme maintenant
avec ce billet, le nom de ton blog prend tout son sens...