Kakophonia

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mercredi 4 novembre 2009

Vers l'infini et au-delà


Des fois on fait des trucs totalement inconsidérés, comme se laisser convaincre qu'on peut chroniquer un disque et participer au David Bowie Blog Tour.
Et mettre un temps considérable à le publier :-/


   69, Neil Armstrong fait un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour l'humanité.
   69, le Major Tom nous embarque dans un bijou sonore entre la terre et la lune.

   Dans une prod particulièrement soignée et inventive, jouant de la stéréo encore débutante sur disque*, et écartant au maximum la scène auditive sur différents plans, on se retrouve embarqué dans un space mountain tout en douceur. Devant, derrière ou passant d'un côté à l'autre, le chant doublé nous emmène dans un vol planant entre guitare et légère rythmique ; la qualité d'écriture est aussi déjà là, dans un texte tout en double sens entre space cake et final frontier.

   Un peu fourre-tout, le disque qui sort dans la foulée n'est pas complètement à la hauteur du premier titre (d'abord titré « Man of words, man of music» il en prendra le nom en 72 à la réédition). Le jeune David n'a pas encore trouvé sa patte définitive et sont en grande partie influencés par les stars du moment. On passe de ballades pas passionnantes (An occasional Dream, Letter to Hermione),  à un curieux mélange des Beatles et de Bernstein (West Side Story) sur The Wild Eyed Boy from Freecloud. On note tout de même l'influence plus heureuse de Dylan sur Unwashed and Somewhat Slightly Dazed, et surtout Cygnet Comittee où l'on retrouve la qualité de composition de Bowie et qui comme pour Space Oddity laisse entrevoir le talent l'artiste qu'il sera.
Le morceau le plus foutraque est tout de même Memory of a Free Festival, qui démarre à l'orgue comme à la messe pour finir par un joyeux bazar façon Hair.

   Finalement disque inégal, Space Oddity est bien de son époque.


* Apparté : Dans les années 60 il était assez courant de «fabriquer» un mixage stéréo à partir de prises de son mono, en passant une des voix par différents filtres, ce qui finissait par créer un déphasage audible. Il se trouve que c'est particulièrement sensible sur Space Oddity (plus que sur les autres titres). 
Comme je n'ai pas pu écouter le vinyle de 69 je vais peut-être dire des bêtises, mais je tente l'hypothèse : il y a une différence très sensible entre la première version CD du disque, où il y en a sur presque tous les titres et la nouvelle remastérisée où il n'y a quasiment pas.
Mais c'est particulièrement sensible sur «Space Oddity», le titre. A tel point que je pense que c'était en bonne partie provoqué, accentué, par choix. Le déphasage, plus ou moins fort permet de créer différents «plans» sonores qui mettent plus ou moins en avant la voix ou tel ou tel instrument. Bref, dans le cas de la chanson l'impression à la fois d'espace et de distorsion temporelle est renforcée (on lui avait bien dit au major de ne pas manger de space cake avant de rentrer !).
La version remasterisée supprime en bonne partie tout ça, en plus de gonfler les basses de façon beaucoup trop lourde et agressive à mon goût (ok, ils ont remis «Don't sit down» qui avait été retiré en 72, mais était-ce bien nécessaire ?)


jeudi 8 octobre 2009

Rassemblement




« Mitch, why are they doing this, the birds?  »
Les Oiseaux - Alfred Hitchcock



(1'58 ça suffit)







vendredi 2 octobre 2009

Un petit tour


    Besoin de se changer les idées, envie de s'amuser et de danser. Hop, The Ateroids Galaxy Tour passe au Nouveau Casino, ça a l'air d'être ce qu'il faut.
 
   La salle est bien remplie et le public apparemment décidé à se laisser aller à la pop sautillante des danois. Mette Lindberg la chanteuse met toute son énergie et son enthousiasme à nous faire bouger, quelques mots en français, en anglais, les titres s'enchaînent.    
   Visiblement le public a envie de bouger, y prend du plaisir, mais il y a un truc qui ne prend pas. On a envie de décoller dans la galaxie avec eux mais justement il y a un truc qui colle au sol. Dès le début du set on a été saisi-e-s par l'omniprésence des basses, grosse caisse et basse envahissent la salle et font trembler les fringues. Ça bouffe tout, écrase la guitare et le clavier. Et la section de cuivres (trompette + saxo) semble bien trop appliquée pour dynamiser l'ensemble un peu plat qui dessert les chansons. Seule la voix (qui me fait plus penser à Madonna qu'à Santana, voir même aux... Gogo's !) et la présence de Mette arrivent à nous embarquer et nous faire sautiller.

   Finalement un petit concert sympa, un peu court (3 petits quart d'heure) qui laisse un peu sur sa faim. Le groupe repasse à Paris en décembre à Glaz'Art, d'ici là il y aura peut-être de nouveaux titres et une meilleure balance.

jeudi 17 septembre 2009

Train de fans


Des fois le train réserve des surprises, bribes de conversation qu'on entend par hasard, qu'on ne peut s'empêcher d'écouter, jusqu'au départ.

- Le squelette c'était bien
- Ouais mais c'était moche
- Ce qui est bien c'est qu'elle a chanté plein de vieilles chansons aussi
- Ouais, Libertine, Sans Contrefaçon. En plus elles étaient en entier *
- Ah ouais, c'était vachement bien.
- [Non mais j'ai pas aimé la sortie. L'entrée encore, bon, mais la sortie, pffffff.] J'avais vu avant sur le net, avant les stades, elle descendait un escalier, y'avait une lumière rouge. C'était comme si elle descendait aux enfers, c'était trop bien !
Mais là, pffffff
(* ??!!)

- L'ambiance dans la fosse c'était comment ?
- Bof, pas mal
- Ah bon ? Parce qu'on était dans les gradins et c'est pas terrible pour l'ambiance. Des fois on se levait pour danser, mais c'est pas facile.
- Ouais, non, ça bougeait pas trop.
- Ah parce qu'on voyait ça avait l'air de bouger, quand elle passait...
- Ah ben ouais, quand elle passait devant bien-sûr, mais sinon...

- Quand même les coupures de son c'était pas terrible
- Elle aussi ça a du l'énerver
- Mais c'est pas de sa faute
- Ben non c'était pas de sa faute, c'est pour ça ça a du l'énerver

- Nous on était vachement sur le côté, du coup on voyait pas le fond de la scène
- Je voyais bien mais je suis déçue, elle bougeait pas tellement
- Il fallait arriver le matin pour ça. Vous y étiez à quelle heure vous ?
- 13h
- Faudrait dormir sur place en fait

- Et sinon, ils disaient quoi les gens autour de vous ?
- Pas terrible, ils étaient un peu déçus
- J'aurais du aller à Toulouse
- Oui, les 2 en fait
- En tout cas si il y a un dvd, c'est sur qu'on va l'acheter
....
- Ouais mais elle est bien quand même
- J'ai acheté le programme, il y a des photos où elle est pas maquillée, elle est bien


C'était quel concert ? un de ces 2 là bien-sûr 

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