Par rififi le mercredi 27 juillet 2011, 17:29 - Live
Sale journée. Je me lève, je me
recouche, lit, divan, j'y arrive pas.
Et puis je repense à cet article qui
traine depuis 15 jours. Une belle découverte.
C'était en attendant
Underground Railroad au Point Ephémère, et malheureusement dans une salle fort
peu remplie (elle le sera à peine plus pour la tête d'affiche), tant pis pour
celles et ceux qui sont restés boire leur verre dehors, illes ont raté le
meilleur de la soirée, pas qu'Underground Railraod n'ait pas été bon, du tout,
mais là il y avait la découverte et une énergie non-égalée par un groupe un peu
trop sur ses rails justement.
Julia à la guitare et au
chant, Ben à l'harmonica et... clavier-iPad (
!!) sur un titre, démarrent pied au
plancher avec un Darling Dear endiablé, font trembler les murs du Point et
dresser l'oreille d'un public certes clairsemé, mais ravi.
Une version « allégée »
de Little Fish comme
on l'apprend un peu plus tard, sans batteur (Nez) ni batterie parce que «
de nos jours, c'est plus facile de voyager avec une guitare et un iPad », mais
d'une telle intensité que je me demande presque ce que la batterie peut
apporter. Pas de grands effets, un son de
guitare assez sec, et surtout un chant chaud et puissant à
la Chrissie Hynde
ou Patti Smith, qu'on peut savourer le
temps d'une pseudo-improvisation a-capella due à une rupture impromptue mais
provoquée de corde sur guitare hurlante. Visiblement heureux de jouer pour la
première fois à Paris, Julia et Ben plaisantent avec le public en français ou
en anglais et donnent sans compter.
Pas facile de se mettre
au CD après un tel concert. Quand on s'est pris l'énergie et la force d'un
groupe, l'enregistrement parait comme amputé de ce qu'on a reçu, et si Baffled
and Beat le premier album du groupe d'Oxford est bien emmené,
il me laisse finalement dans un premier temps un petit peu sur la faim, appétit
qui se comble avec le temps et n'en ai que plus aiguisé pour le
prochain, enregistré par Gaz Coombes, dès
septembre.
Des idées qui reviennent, mais impossibles à réaliser de suite.
Des envies qui se manifestent mais sans encore l'énergie.
Comme une urgence de remonter la pente, sortir de l'absence.
Il y a eu un matin où les oiseaux de la cour se sont tous donnés rendez-vous
pour un grand débat, la répartition des lieux de vie ? C'était incroyable et
magnifique, c'était dans les touts premiers beaux jours. Un petit matin
parisien unique et magique, je n'avais jamais entendu un tel concert. j'aurais
aimé le partager, mais rien sous la main pour enregistrer, je garde le souvenir
de la pénombre de ce jour naissant sous la couette, des yeux encore fermés et
les oreilles grandes ouvertes, de la promesse de ne pas rater le prochain
moment, qui n'est plus revenu.
Il y a ce moment où le calme est dérangé par les quelques bruits un peu plus
lointains de l'activité urbaine. Le bruit de fond du périph très loin que le
peu de vent semble envoyer. Le camion des recyclables qui vient troubler le
chant des merles et moineaux, quelques passereaux aussi de plus en plus rares
pigeons. La cloche de l'église qui vient comme dans un village de campagne, le
calme.
Ce moment où je regarde mes disques avec l'envie d'acheter tout ce que j'ai
noté depuis je ne sais plus quand, ré-écouter, retourner au concert.
Ecrire pour redémarrer.
Aller bosser, je suis en retard.
Et je m'en fous.
Parce que je ne l'ai pas encore fait
Parce que je n'ai pas retrouve le message que j'avais mixė il y a fort
longtemps, dans une autre vie.
Parce que ça fait maintenant un mois mais qu'il est encore temps
Parce que je le souhaite, parce que je me sens bête aussi
Pour que l'année soit belle
Pour qu'elle change
Pour qu'elle vibre et régénère
Pour qu'elle soit rencontres et folies
Bonne année à toutes, tous, êtres d'infinie patience qui visitez encore ces
lieux.