Le bleu
c'est la bande amorce que l'on mettait au début des bandes magnétiques pour
dire que c'était le début. Le jaune, c'est la même chose en
jaune, et pour dire que c'est fini. Ou que c'est le milieu s'il y a autre chose
derrière.
Ça, c'était au temps de la préhistoire. Il y avait des codes de couleur, il
fallait une réglette, des ciseaux, des collants, des cols claudine, etc etc..
Maintenant, on dit toujours un bleu et un jaune mais on fait juste des clics :
des p'tits clics en bleu, d'autres p'tits clic en jaune...
Bref, un bleu-un jaune, c'est donc un bout de son, comme ça, brut sans montage,
ou quasiment.
D'après Peter, c'est un des derniers
coins branchés où il faut aller.
D'après Mitchell, bof, c'est à la mode mais sans grand intérêt.
Cliché : Mitchell porte un T-shirt Amoeba
Music et Peter une casquette de base-ball ;o)
The Grove est effectivement le dernier quartier branché de Los Angeles, tout à
côté du célèbre Farmers Market, pas loin de Beverly Hills. Mais c'est
essentiellement un centre commercial avec des boutiques très chiques très
branchées.
Il y a aussi des concerts en plein air où se produisent les jeunes pousses
locales.
Aujourd'hui (enfin... hier, la sem le mois dernier... l'autre jour
quoi) : The Bolts
Originaires d'Irvine, et récemment nommés meilleur groupe pop de
l' Orange
County (partie du « Grand Los Angeles »), ils ont visiblement beaucoup
écouté les Strokes, et sont en playlist sur MyFM et Good Morning LA, le p'tit
groupe qui monte donc
Tous se succèdent au chant (sauf le batteur, de toute façon il est
planqué dans un trou derrière) et ont déjà une certaine habitude de la
scène.
Mais la jeune fille va vous dire tout ça mieux que moi, en californien
dans le texte. Malheureusement vous n'aurez droit qu'à la fin de sa
présentation, j'ai raté le meilleur, le début, quand elle parlait d'elle, jeune
starlette qui comme de nombreu-ses-x autres gravite autour des studios et des
plateaux de séries dans l'espoir de toucher le gros lot. Au moins a-t-elle déjà
trouvé un rôle (petit d'après ce que j'ai compris) : « HHaaaaïïïïyyy, my name is (????), you can siiii miiiiii on the shoooow
...., I'm here to introduce to you the Bolts, and they're my cousins, and I
love them...» etc. Le pire, c'est que les
californiennes parlent toutes comme ça, tout le temps. Minauderies et
voix-à-claques, vite pénible en fait.
Oui,
vous pouvez m'en vouloir, ça valait son pesant de cacahuètes, pas assez rapide
pour sortir l'enregistreur
déjà que j'ai fait ça juste devant la console...
Bon, je vous laisse écouter, je vais me fouetter avec des orties
(blanches, au moins je pourrais faire de la soupe avec)
Enjoy
9mn - les 2 premiers titres sont montés, je n'ai laissé que le 3° en
entier
un petit tour au marché, entre les poules, les piments, les fringues et les
bagnoles
un son brut de pomme mangue sans montage (enfin presque, il faisait
45'...)
finalement, est-ce si intéressant ??
Je n'ai jamais eu un sommeil de plomb. Je dois pouvoir compter mes "bonnes
nuits" sur les doigts d'une main. Une bonne nuit pour moi, c'est s'endormir en
se couchant, et se réveiller en forme juste avant l'heure du lever. En fait,
seul le pouce doit suffire.
Ces derniers temps tout de même, j'ai collectionné les nuits blanches. entre
mes histoires à moi perso qui ne trouvent rien de mieux que de me faire
travailler les cellules grises en tâche de fond en bloquant suffisamment de
ressource-ciboulo pour faire buguer la carte sommeil, les horaires décalés et
les aléas de la vie civile et socaile, ça fait beaucoup.
Il faut dire que je n'ai pas vraiment été aidée par le voisinage non
plus.
Ça a commencé par une période de boulot "comme tout le monde" : travail en
journée 5 jours sur 7. Je ne suis pas spécialement une couche-tôt, mais tout de
même, en général vers minuit-1h, je tombe. Surtout que je n'ai pas l'habitude
de ces horaires-là, ça m'épuise !!
Et donc, dans le calme de la nuit de mon petit coin tranquille, alors que
Morphée s'approche pour me prendre dans ses bras, du tréfond de mon parquet
survient la voix de l'au-delà :
Des jappements aigus et brefs, presque continus. Et quand ça cesse, ce sont les
pleurs qui prennent le relais. Juste sous le lit, dans le silence le plus
total, et sans arrêt... jusqu'à 6h du mat' pour le record.
Cette nuit-là, je m'étais occupée en faisant du montage, au moins j'avais le
casque sur les oreilles. le lendemain aussi, ça occupe mais le résultat n'est
pas probant. Je m'étais juré d'aller voir ce/tte maitre/sse le matin avant de
partir, ne serai-ce que pour le plaisir de réveiller la/le fêtard/e qui
abandonnait son chien tout seul aux bons soins de ses voisins. Mais évidemment,
quand enfin le sommeil arrive, le réveil une heure plus tard c'est duraille, je
suis en retard, tant pis, j'irai demain.
Ça a duré 10 jours, ou plutôt 10 nuits. Jusqu'à l'exaspération totale. J'en
pouvais plus, crevée, je devais me lever tôt, j'avais des envies de
meurtre.
De guerre lasse, j'avais trimballé ma couette et mon oreiller sur le divan
quitte à avoir les pieds dehors, là au moins ça ne me crispait pas les nerfs.
Mais quand on est bien énervé, impossible de dormir.
La voisine a eu la bonne idée de rentrer tôt, vers 3h. Et a eu l'immense
plaisir de voir débarquer devant sa porte quelqu'une furibarde avec un regard terrible, qui a commencé péniblement à parler avec
un "Je ne supporte plus votre chien !".
Je dois dire qu'elle était bien embêtée et vraiment désireuse de ne pas
déranger. Elle découvrait sincèrement que la personne juste au-dessus de chez
elle pouvait être gênée, n'y avait pas pensé (tous ceux de son étage avaient
été prévenus). Dont acte.
Elle a promis que ça ne se reproduirait plus et effectivement le soir même elle
faisait garder son chien pendant son absence. Il faudra que je la recroise
d'ailleurs pour la remercier et lui montrer que je ne suis pas forcément une
furie.
En fin, j'allais pouvoir dormir, et me reposer d'une manière générale puisque
je recommencais à avoir des horaires décalés, ce que finalement je supporte
mieux. Enfin, je supporte mieux surtout de ne pas bosser 5 jours/7 et d'avoir
des jours de repos en semaine.
Qui dit horaires décalés, dit aussi nuits travaillées. Ça ne me dérange pas, je
dors très bien le matin en rentrant.
Normalement.
Cette fois là, non seulement je n'avais qu'une hâte, me coucher, mais en plus
j'enchainais avec une autre nuit le soir même exceptionnellement. Tout ça pour
me libérer un autre soir pour aller à un concert. Vie de patachon.
Oui mais..
Il y a des travaux dans l'immeuble, et ils ne trouvent rien de mieux que de
monter l'échafaudage devant mes fenêtres ce jour-là.
Impossible de fermer l'œil, ça tape,
ça parle, ça perce et ça retape. L'après-midi continue avec les coups répétés,
le grattage des gouttières. J'ai fermé les volets pour être un peu tanquille et
ne pas avoir les ouvriers sous mon nez, je suis dans la pénombre et je traine
sans pouvoir dormir.
Le soir au boulot j'ai tenu jusqu' à 4h du met, je ne sais pas comment. Et puis
il y avait le divan du bureau qui était là, presue 48h sans dormir, le calme de
la nuit, je me suis écroulée. 2 heures.
Le matin, j'ai squatté l'appartement vide de mes parents pour pouvoir faire une
vraie nuit.
Et puis il y a eu l'inondation de la salle de bain...