Kakophonia

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Live

Ce que c'est de mener une vie de patachon...

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mercredi 7 décembre 2011

Still live


Dire que j'ai failli louper ça !
Bercy j'avais pas envie, j'aime pas. Oui mais bon, Paulo quoi, raté à l'Olympia, jamais vu en concert, trop envie, c'est l'occaze.

Et c'est comme ça qu'on se retrouve, deux fans des sixties, un mercredi après-midi à attendre sous le pas trop froid soleil de novembre au milieu des fans dans une file qui va s'étirer, s'étirer, jusqu'à faire le soir presque le tour du parc de Bercy.
Nous on s'en fout on est dans les premier-e-s, enfin assez devant (oui bon d'accord, pas assez et on aurait dû arriver à midi, mais ça va quand même là non ?)
Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas retrouvée à poireauter comme ça avant un concert. Coup de bol, on est plutôt bien entourées et le temps finit par passer tranquillement au milieu de notre petit groupe de 6. Avec la nuit qui arrive et l'attente qui se prolonge l'ouverture des portes étant repoussée d'1h 1/2, le froid devient plus pinçant et la patience s'épuise, je sors la couverture de survie qui d'abord nous réchauffe, puis nous permet de finir l'attente en compagnie de Z6PO ;-)
Enfin c'est l'ouverture et on se précipite vers les barrières, tout devant ("sans courir !"aboient les cerbères de la salle), enfin presque, on doit être à une dizaine de mètres.

Après une pseudo première partie d'un DJ remixant avec plus ou moins de bonheur des reprises de Beatles (bon nombre en français, et c'était pas les meilleures) tandis que dans la salle toute éclairée la fosse regarde les pipoles prendre tout leur temps pour s'installer, l'ambiance commence à monter avec la projection de photos retraçant toute la vie et la carrière de sir Paul. Pas une nouveauté d'après ce que j'ai entendu, mais très sympa à voir pour une première fois.

« Bonjour les coupains ! »
Dans un style très Beatles il arrive tranquillement sur scène, « je vais essayer parler un petit peu français... but most in english however... »
et avec Hello Goodbye c'est parti pour quasiment 3h de show où les titres s'enchainent avec une énergie qui ne faiblit pas, une voix qui n'a quasiment pas bougée et un grand plaisir visible d'être sur scène.
Les titres des Beatles et des Wings s'enchainent, et quand il entame Jet, les fans du maccablog sortent leurs affichettes avec les mains des Wings, geste qu'il apprécie.
Autour de nous tout le monde connait toutes les paroles, des filles au grand sourire, des jeunes et moins jeunes, pas de bousculades juste l'envie de danser et de profiter. Après quelques tâtonnements, entre autre pour éviter le grand-ado-boutonneux-qui-pue de la fosse (qui au bout d'une grosse heure finira par enlever son blouson mais restera en sweat à capuche + divers autres couches, mais comment font-ils ?), je finis par être super bien placée et bien voir sans être obligée de me tordre dans tous les sens (il vaut mieux, parce que le dos commence à se faire sentir dès qu'il y a une pause entre des morceaux)./span>
Le son est nickel et je quitte bien vite les bouchons, on est juste sous les châteaux, ce qui fait qu'on n'en prend pas plein la poire et qu'on en profite vraiment. Il parait que plus vers le fond de la salle le son était brouillon.
Les titres s'enchainent, Macca prend le temps de lire les messages que certain-e-s lui tendent à bouts de bras, on dirait qu'il prend vraiment du plaisir à lui aussi profiter de tout instant. Basse, guitare, piano, entouré d'un guitariste aux faux-airs de Georges Harrisson (de loin, d'allure, pas du tout de près), et d'un autre guitariste-bassiste presque sosie de Bowie, on profite d'un groupe bien soudé. Sans oublier bien-sûr le batteur Abe qui nous fait un show-macarena sur Dance Tonight.
Des titres "pour le premier fois en France", de grandes séquences émotions lors de titres-hommage à Jimi Hendrix (Foxy Lady), John Lennon (Here Today), plus encore pour Georges Harrisson sur un superbe Something avec photos en fond de salle, une grande version seul en acoustique de San Francisco Bay Blues, il plaisante avec le public, s'amuse, et on déguste.
La fin du premier set s'approche avec Live and Let Die sous les feux d'artifice et feux de bengales qui nous renvoient encore un peu plus de chaleur (comme si on en avait besoin) que Paul enchaine avec Hey Jude joué sur un piano droit aux couleurs psychédéliques sur le devant de la scène.
« Maintenant ça va être à vous de chanter, je sais bien que vous chantez tout le temps, mais là ça va vraiment être à vous ».

Bercy est debout pour les rappels (en fait avant j'ai pas trop regardé j'avais autre chose à faire), Sir Paul fait monter 3 personnes sur scène pour leur dédicacer T-shirt, disque...
« where do you come from ? I'm Paul, I'm from England »
et termine par un dernier rappel de folie, solos de guitares et conversations de riffs.

« Au revoir les coupains ! »

3 heures plus tard, une semaine plus tard j'en reviens toujours pas.
Enorme concert, celui de l'année surement, de plusieurs années peut-être bien. Apparemment, la suite de la tournée ne faiblit pas, dommage qu'on n'ait pas réussit à avoir de places pour Liverpool (mais on était dans la fosse, c'est beaucoup plus mieux !! ;-)  ).


des photos, des vidéos, et des commentaires de fans à n'en plus finir sur le maccablog

edit du lendemain de la nuit la plus longue : ça y est, pour celleux qui ont les codes (oui accès restreint sorry), vous pouvez vous lâcher par

lundi 21 novembre 2011

Alors, tu bouges ?




Réveil et exhortation du public de l'Olympia
Move !
Occupy !
Cry !
March !
Outside society !
Occupy ! ....

mercredi 27 juillet 2011

Bonne pêche


Sale journée. Je me lève, je me recouche, lit, divan, j'y arrive pas.
Et puis je repense à cet article qui traine depuis 15 jours. Une belle découverte.

   C'était en attendant Underground Railroad au Point Ephémère, et malheureusement dans une salle fort peu remplie (elle le sera à peine plus pour la tête d'affiche), tant pis pour celles et ceux qui sont restés boire leur verre dehors, illes ont raté le meilleur de la soirée, pas qu'Underground Railraod n'ait pas été bon, du tout, mais là il y avait la découverte et une énergie non-égalée par un groupe un peu trop sur ses rails justement.
   Julia à la guitare et au chant, Ben à l'harmonica et... clavier-iPad ( !! ) sur un titre, démarrent pied au plancher avec un Darling Dear endiablé, font trembler les murs du Point et dresser l'oreille d'un public certes clairsemé, mais ravi.
   Une version « allégée » de Little Fish comme on l'apprend un peu plus tard, sans batteur (Nez) ni batterie parce que « de nos jours, c'est plus facile de voyager avec une guitare et un iPad », mais d'une telle intensité que je me demande presque ce que la batterie peut apporter. Pas de grands effets, un son de guitare assez sec, et surtout un chant chaud et puissant à la Chrissie Hynde ou Patti Smith, qu'on peut savourer le temps d'une pseudo-improvisation a-capella due à une rupture impromptue mais provoquée de corde sur guitare hurlante. Visiblement heureux de jouer pour la première fois à Paris, Julia et Ben plaisantent avec le public en français ou en anglais et donnent sans compter.
   
   Pas facile de se mettre au CD après un tel concert. Quand on s'est pris l'énergie et la force d'un groupe, l'enregistrement parait comme amputé de ce qu'on a reçu, et si Baffled and Beat le premier album du groupe d'Oxford est bien emmené, il me laisse finalement dans un premier temps un petit peu sur la faim, appétit qui se comble avec le temps et n'en ai que plus aiguisé pour le prochain, enregistré par Gaz Coombes, dès septembre.

Wonderful by Little Fish (Oxford)

mercredi 10 novembre 2010

Here's jim Jones Revue



Say Yeah !


c'est comme ça que ça a commencé, et c'est comme ça que ça a continué. Pied au plancher.

Les premières notes sonnent que déjà les pieds sont dans le rythme, les genoux twistent et tout le reste s'affole.
Jim Jones enchaine les titres du nouvel album « Burning your house down », et se déchaine au contact d'un public qui tarde parfois à répondre sans doute trop occupé à pogoter, emballé par un groupe phénoménal.

Tandis que la salle résonne des notes d'Elliot Mortimer au piano, et que la plante de mes pieds crie au supplice ne pouvant calmer les jambes, la rock n'rolleuse en moi s'éclate. Je ne sais si la comparaison leur plairaient, mais je me dis que les concerts de Little Richard ou Chuck Berry ne devaient pas donner plus d'énergie ni d'explosion de bonheur (Jerry Lee Lewis aussi, mais j'aime beaucoup moins le bonhomme).
« The Meat Man » annonce déjà presque la fin, encore un ou deux titres avant deux petits rappels, que je me paye le luxe d'écouter sans bouchons et profiter entièrement d'une bonne balance (enfin entièrement, 10 dB de moins ça aurait été parfait, mais bon...).



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Jim Jones Revue en tournée en ce moment en France. Foncez !   8-)


les photos ne sont pas terribles, mais bon, c'est juste du bonus. Et puis j'aime pas être trop près en concert, le son est bien meilleur avec un peu de recul (et puis on reçoit moins de coups aussi, c'est que malgré tout le temps passe voyez-vous ;-p)

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