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Live

Ce que c'est de mener une vie de patachon...

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vendredi 2 octobre 2009

Un petit tour


    Besoin de se changer les idées, envie de s'amuser et de danser. Hop, The Ateroids Galaxy Tour passe au Nouveau Casino, ça a l'air d'être ce qu'il faut.
 
   La salle est bien remplie et le public apparemment décidé à se laisser aller à la pop sautillante des danois. Mette Lindberg la chanteuse met toute son énergie et son enthousiasme à nous faire bouger, quelques mots en français, en anglais, les titres s'enchaînent.    
   Visiblement le public a envie de bouger, y prend du plaisir, mais il y a un truc qui ne prend pas. On a envie de décoller dans la galaxie avec eux mais justement il y a un truc qui colle au sol. Dès le début du set on a été saisi-e-s par l'omniprésence des basses, grosse caisse et basse envahissent la salle et font trembler les fringues. Ça bouffe tout, écrase la guitare et le clavier. Et la section de cuivres (trompette + saxo) semble bien trop appliquée pour dynamiser l'ensemble un peu plat qui dessert les chansons. Seule la voix (qui me fait plus penser à Madonna qu'à Santana, voir même aux... Gogo's !) et la présence de Mette arrivent à nous embarquer et nous faire sautiller.

   Finalement un petit concert sympa, un peu court (3 petits quart d'heure) qui laisse un peu sur sa faim. Le groupe repasse à Paris en décembre à Glaz'Art, d'ici là il y aura peut-être de nouveaux titres et une meilleure balance.

samedi 20 décembre 2008

Expérience Carlotti


   Peu importe le résultat, seule l'expérience compte, c'est Barbara qui l'a dit ; enfin elle a dit que c'est Oscar Wilde qui l'a dit.
   Et l'expérience fut belle.

   Drôle de bazar en arrivant au théatre Mouffetard, il faut échanger sa place contre une autre, placée, et c'est la bousculade, pendant laquelle je vois passer à mon non-étonnement JP Nataf. On le retrouvera plus tard, discret musicien de Barbara Carlotti, à la guitare et aux percussions.
   Finalement je suis plutôt chanceuse, et je me retrouve quasiment au milieu de la salle, je n'aurais pas choisi mieux  :-)
   Je n'accroche pas trop à Mark Mulholland
en première partie, c'est plutôt bien, mais sa voix me fait curieusement penser à un mélange entre Bob Dylan et... Roch Voisine !

   Celle de Barbara par contre nous embarque dès les premières notes des Femmes en zibeline pour un vol tout en douceur dont on ne descendra qu'une heure et demie plus tard. Tranquillement on se laisse guider et porter par le rythme, malheureusement Barbara a un peu de mal à faire réagir la salle c'est l'inconvénient des places assises, personne ne bouge vraiment
Confortablement coincée dans un fauteuil, seuls les pieds peuvent bouger à leur convenance, je réalise qu'un grand sourire n'a pas quitté mon visage depuis le début du concert.
   Il y a de quoi, Barbara s'amuse sur scène, son complice acteur la rejoint sur Vous dansiez, s'installe en maillot de bain à Paris Plage, et viens boire avec tous ses amis le champagne à Cannes.
   Parce que "c'est un peu un concert de noël, alors on va vous faire des cadeaux" :
JP Nataf donc, Julien Ribot qui viendra pour un titre, et Armelle Pioline avec qui elle fera un duo. Un autre cadeau ? une nouvelle chanson "Le bout des choses" (et là je me mords les doigts, impossible de me rappeller qui l'a écrite), une reprise de The Loneliest Person (Pretty Things). Et Baby Love (the Supremes),  expérience commencée a capella un peu timidement, tous à la chorégraphie sur le devant de la scène, et au final tout à fait réussie.

   Le temps a passé trop vite et déjà le ciel blanchi
, et le concert ce termine sur un dernier beau moment, Bête Farouche version acoustique en se promenant dans le public, pendant que dans un coin de la scène Armelle Pioline profite avec nous du défilé chantant.
   Une soirée à vous regonfler le moral  :-)













Paris Plage à Paris-plage


mercredi 28 mai 2008

Concert-elbow

    Le Bataclan, mardi soir.
    Il doit y avoir 3 groupes ce soir, je ne connais que le dernier, et encore pas super bien, mais ça ne me dérange pas, au contraire.

    La salle est encore un peu vide quand j'arrive, je trouve une place très légèrement en hauteur, juste en haut des 3 marches qui descendent vers la fosse. C'est bien, je ne devrait pas êtrre trop dérangée, et en plus il y a un petit bout de balustrade pour qur je puisse m'appuyer de temps en temps.

    Le 1° groupe arrive,
Don Cavalli à la guitare accompagné d'un bassiste et un batteur. C'est assez sympa, un peu blues-rock, ça me fat penser à The Fabulous Thunderbirds que j'écoutais il y a... dans une autre vie. Mais le son est trop fort, ça commence mal ; je sors les bouchons d'oreilles. Avec, ça va, c'est même pas mal du tout. Ça m'inquiète presque un peu, normalement je devrais perdre beaucoup dans les aigus, et là c'est correct, j'entends même tout à fait bien la voix. C'est un peu sourd tout de même, mais l'ensemble est cohérent. Je m'inquiète pour mes oreilles : j'ai tant perdu que ça ??  :-(
version optimiste : l'ingé-son mixe avec des bouchons, du coup il faut en avoir pour bien entendre... qu'est ce qu'on ferait pas pour se rassurer !

    Le groupe qui suit,
The Ettes, déroule à fond une musique sans concession. Basse saurée, on entend à peine la guitare par moments. J'enfonce un peu plus les bouchons, je ne suis pas sur ce coup-là ; ma voisine se bouche les oreilles.

    Le changement de plateau est un peu long, le public s'impatiente , déjà chaud quand enfin le rideau se lève pour l'arrivée des
Black Keys.
Une guitare, une batterie. Dan Auerbach et Patrick Carney.
Comme les White Stripes, mai beaucoup plus pêchus, plus rock. Il faut bien dire que les parties de batterie n'ont strictement rien à voir ! Patrick se donne à fond, impressionnant de virtuosité et d'énergie.
    Le concert donne une écoute plus rock de leurs titres qui sonnent davantage blues-rock sur les albums.
Grande pêche, super prestation. Ça saute et ça pogote devant la scène, je m'agite en rythme dans mon coin. J'ai un peu mal au dos alors je m'appuye sur la rampe, je change souvent de jambe d'appui. Mes pieds dansent et mon corps ondule ; doucement mon coude, sans rien dire, frotte sur le bois et le métal.
    Au bout d'une heure de show, les Black Keys font mine de s'arrêter, puis reviennent pour un petit rappel de 2 titres.
    Le rappel était un peu court, mais le concert a été vraiment bon, presque parfait puisque je n'ai remis mes bouchons qu'au bout du 4° titre. Mais tout de même obligée de les mettre.

    C'est au cours de la nuit que j'ai senti le problème, une certaine raideur dans le coude, une petite douleur qui sans être insupportable est bien là. Au réveil, la tête encore pleine de notes, j'ai le coude gonflé.
    La crème n'a pas fait grand-chose, j'ai peur d'être obligée d'aller voir un toubib demain.

    J'ai un concert-elbow.

jeudi 24 avril 2008

Remember


En rentrant j'ai eu envie d'écouter un disque.
Pas de choix précis, mes yeux cherchent un titre qui accroche le regard, mes doigts parcourent les tranches transparentes. C'est ma tête qui décide, entre vieux souvenirs et lectures récentes.

Ce n'est pas le meilleur du groupe. Mais surtout, c'est le premier concert de toute ma vie totale et le seul pour un bon bout de temps.
Je ne sais même pas comment ce cadeau m'est tombé du ciel, enfin j'ai dû payer ma place tout de même.

Première autorisation à aller voir un concert de ROCK !!
Sous un chapiteau porte d'Auteuil, la petite bande de cousins-cousines, 4 garçons 2 filles, 2 "grands" 3 "petits", se fraye timidement un chemin.

Je me rappelle l'excitation du moment, la fascination pour les 2 énormes batteries sur la scène, bien en vue.
Je me rappelle la foule bigarée, la peur de me perdre, la découverte de ce milieu tellement dangereux qu'est le monde du Rock.
Je me rappelle surout le Plaisir. L'émotion tellement forte qu'elle bouillonne et n'arrive pas à sortir.
Je me rappelle que déjà je n'osais pas la laisser exploser cette énergie qui débordait et affichait sur mon visage rose un sourire ravi, et dans mes yeux des pépites de bonheur.
On ne s'est pas trop approché parce qu'on avait peur de se faire écraser, mais on a dansé, sauté, crié. Phil Collins était devant moi et chantait pour nous.
C'était le meilleur concert du monde, le meilleur groupe du monde.

Je pouvais le dire : "J'y étais !!"


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