Des idées qui reviennent, mais impossibles à réaliser de suite.
Des envies qui se manifestent mais sans encore l'énergie.
Comme une urgence de remonter la pente, sortir de l'absence.
Il y a eu un matin où les oiseaux de la cour se sont tous donnés rendez-vous
pour un grand débat, la répartition des lieux de vie ? C'était incroyable et
magnifique, c'était dans les touts premiers beaux jours. Un petit matin
parisien unique et magique, je n'avais jamais entendu un tel concert. j'aurais
aimé le partager, mais rien sous la main pour enregistrer, je garde le souvenir
de la pénombre de ce jour naissant sous la couette, des yeux encore fermés et
les oreilles grandes ouvertes, de la promesse de ne pas rater le prochain
moment, qui n'est plus revenu.
Il y a ce moment où le calme est dérangé par les quelques bruits un peu plus
lointains de l'activité urbaine. Le bruit de fond du périph très loin que le
peu de vent semble envoyer. Le camion des recyclables qui vient troubler le
chant des merles et moineaux, quelques passereaux aussi de plus en plus rares
pigeons. La cloche de l'église qui vient comme dans un village de campagne, le
calme.
Ce moment où je regarde mes disques avec l'envie d'acheter tout ce que j'ai
noté depuis je ne sais plus quand, ré-écouter, retourner au concert.
Ecrire pour redémarrer.
Aller bosser, je suis en retard.
Et je m'en fous.