Kakophonia

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Agora

on s'installe et on cause

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 25 novembre 2011

Lecture


C'est chez « Les Entrailles de Mademoiselle »


vendredi 11 septembre 2009

Ça fait du bien entre les oreilles





Enfin, l'éducation civique et sociale elle commence en famille à mon avis, mais bon.

mardi 26 mai 2009

Lame de fond



On y rentre comme on entre dans l'eau, du bout des pieds qu'on laisse chatouiller par l'écume jusqu'à recouvrir les chevilles. On reste un temps l'eau jusqu'aux genoux, à lire quelques pages et reposer, le temps d'être bien à l'aise, entre légèreté marine et pesanteur terrestre. Puis on se coule avec délice entre les pages comme on se laisse porter par l'eau.
Comme des vaguelettes incessantes, courtes et délicates, qui viennent mollement bruisser sur la plage par temps calme, on se laisse embarquer par le rythme nerveux et plein de l'énergie inlassable de la houle. On s'accroche à la lecture comme on reste fasciné devant la mer, comme on reste assis dans le vent sur un bout de rocher ou une falaise à regarder le bal des cormorans.

La Hague, près des atomes et du temps présent, un récit hors du temps qui mêle les époques et les générations entre souvenirs, légendes, secrets cachés, tendresse et haine rancunière. La mer, un village, une communauté de gens un peu à l'écart, des vies passées et présentes qui se croisent et se revivent. La difficulté de vivre après la mort de l'autre, l'impossible attente de ceux que la mer a gardée. Une histoire, des histoires qui se croisent et s'entre-mêlent, des personnages entiers qui tous portent une fêlure, une part d'intime solitude qui les rend vrais et attachants, rayonnants.

Je voudrais voir La Hague, vivre ce temps hors du temps, qu'il reste encore quelques pages.


Claudie Gallay - Les déferlantes - Editions du Rouergue


mardi 9 septembre 2008

Nulle nulle part


d'après wikipedia : "On dit qu'une femme est nullipare (de nulli = aucun et pare = parturition ou accouchement) lorsqu'elle n'a jamais accouché. Ce terme est souvent confondu avec le terme nulligeste (de geste = gestation ou grossesse) qui désigne une femme qui n'a jamais été enceinte.
La parité désigne donc le nombre d'accouchement d'une femme. Ce terme obstétrical est utilisé pour désigner le nombre d'accouchement d'une femme..."

Nullipare est donc un terme d'obstétrique, ok. La médecine est remplie de mots barbares qui servent à décrire des situations, des états, et qui sont utiles aux toubibs.

Mais d'où vient cette manie de l'utiliser à tout va pour parler d'une femme qui tout simplement n'a pas d'enfant ?
Il y a dans ce terme une manière de mettre à l'index, de stigmatiser, pointer d'un doigt accusateur toute femme sans enfant fort détestable, q
ue ce soit un choix ou non, d'ailleurs.

D'abord il y a Nulle, t'es une grosse nulle, t'as pas été fichue d'avoir un mome.
Ensuite, il y a cette façon de ramener toute femme à une fonction de poule pondeuse, lui reprocher de ne pas accomplir la seule tâche qui devrait l'occuper : reproduire. Comme si ça ne concernait qu'elle.

Est ce qu'on reproche à un homme de ne pas avoir d'enfant ?

Est-ce qu'il ne peut pas être nullipare lui aussi ?
ou plutôt...
nullispare
nulligerme
nullocorps
null...


C'était mon coup de gueule du mardi matin fatiguée. Mais pas que.
Après tout, je suis peut-être la seule à réagir comme ça, mais je déteste l'utilisation que l'on fait de ce terme médical.

- page 1 de 2