
Dire que j'ai failli louper ça !
Bercy j'avais pas envie, j'aime pas.
Oui mais bon, Paulo quoi, raté à l'Olympia, jamais vu en concert, trop envie,
c'est l'occaze.
Et c'est comme ça qu'on se retrouve,
deux fans des sixties, un mercredi après-midi à attendre sous le pas trop froid
soleil de novembre au milieu des fans dans une file qui va s'étirer, s'étirer,
jusqu'à faire le soir presque le tour du parc de Bercy.
Nous on s'en fout on est dans les
premier-e-s, enfin assez devant (oui bon d'accord, pas assez et on aurait dû
arriver à midi, mais ça va quand même là non ?)
Ça faisait longtemps que je ne
m'étais pas retrouvée à poireauter comme ça avant un concert. Coup de bol, on
est plutôt bien entourées et le temps finit par passer tranquillement au milieu
de notre petit groupe de 6. Avec la nuit qui arrive et l'attente qui se
prolonge l'ouverture des portes étant repoussée d'1h 1/2, le froid devient plus
pinçant et la patience s'épuise, je sors la couverture de survie qui d'abord
nous réchauffe, puis nous permet de finir l'attente en compagnie de Z6PO

Enfin c'est l'ouverture et on se
précipite vers les barrières, tout devant ("sans courir !"aboient les cerbères
de la salle), enfin presque, on doit être à une dizaine de mètres.
Après une pseudo première partie d'un
DJ remixant avec plus ou moins de bonheur des reprises de Beatles (bon nombre
en français, et c'était pas les meilleures) tandis que dans la salle toute
éclairée la fosse regarde les pipoles prendre tout leur temps pour s'installer,
l'ambiance commence à monter avec la projection de photos retraçant toute la
vie et la carrière de sir Paul. Pas une nouveauté d'après ce que j'ai entendu,
mais très sympa à voir pour une première fois.
« Bonjour les coupains !
»
Dans un style très Beatles il arrive
tranquillement sur scène, « je vais essayer parler un petit peu français... but
most in english however... »
et avec Hello Goodbye c'est parti
pour quasiment 3h de show où les titres s'enchainent avec une énergie qui ne
faiblit pas, une voix qui n'a quasiment pas bougée et un grand plaisir visible
d'être sur scène.
Les titres des Beatles et des Wings
s'enchainent, et quand il entame Jet, les fans du maccablog sortent leurs
affichettes avec les mains des Wings, geste qu'il apprécie.
Autour de nous tout le monde connait
toutes les paroles, des filles au grand sourire, des jeunes et moins jeunes,
pas de bousculades juste l'envie de danser et de profiter. Après quelques
tâtonnements, entre autre pour éviter le
grand-ado-boutonneux-qui-pue de la fosse (qui au bout d'une grosse heure finira
par enlever son blouson mais restera en sweat à capuche + divers autres
couches, mais comment font-ils ?), je finis par être super bien placée et bien
voir sans être obligée de me tordre dans tous les sens (il vaut mieux, parce
que le dos commence à se faire sentir dès qu'il y a une pause entre des
morceaux)./span>
Le son est nickel et je quitte bien
vite les bouchons, on est juste sous les châteaux, ce qui fait qu'on n'en prend
pas plein la poire et qu'on en profite vraiment. Il parait que plus vers le
fond de la salle le son était brouillon.
Les titres s'enchainent, Macca prend
le temps de lire les messages que certain-e-s lui tendent à bouts de bras, on
dirait qu'il prend vraiment du plaisir à lui aussi profiter de tout instant.
Basse, guitare, piano, entouré d'un guitariste aux faux-airs de Georges
Harrisson (de loin, d'allure, pas du tout de près), et d'un autre
guitariste-bassiste presque sosie de Bowie, on profite d'un groupe bien soudé.
Sans oublier bien-sûr le batteur Abe qui nous fait un show-macarena sur
Dance Tonight.
Des titres "pour le premier fois en
France", de grandes séquences émotions lors de titres-hommage à Jimi Hendrix
(Foxy Lady), John Lennon (Here Today), plus encore pour Georges Harrisson sur
un superbe Something avec photos en fond de salle, une grande version seul en
acoustique de San Francisco Bay Blues, il plaisante avec le public, s'amuse, et
on déguste.
La fin du premier set s'approche avec
Live and Let Die sous les feux d'artifice et feux de bengales qui nous
renvoient encore un peu plus de chaleur (comme si on en avait besoin) que Paul
enchaine avec Hey Jude joué sur un piano droit aux couleurs psychédéliques sur
le devant de la scène.
« Maintenant ça va être à vous de chanter, je sais bien que vous chantez tout
le temps, mais là ça va vraiment être à vous ».
Bercy est debout pour les rappels (en
fait avant j'ai pas trop regardé j'avais autre chose à faire), Sir Paul fait
monter 3 personnes sur scène pour leur dédicacer T-shirt, disque...
« where do you come from ? I'm Paul, I'm from England »
et termine par un dernier rappel de folie, solos de guitares et conversations
de riffs.
« Au revoir les coupains !
»
3 heures plus tard, une semaine plus
tard j'en reviens toujours pas.
Enorme concert, celui de l'année
surement, de plusieurs années peut-être bien. Apparemment, la suite de la tournée ne faiblit pas, dommage qu'on n'ait pas réussit à
avoir de places pour Liverpool (mais on était dans la fosse, c'est beaucoup
plus mieux !!
).
des photos, des vidéos, et des
commentaires de fans à n'en plus finir sur le maccablog
edit du lendemain de la nuit la plus
longue : ça y est, pour celleux qui ont les codes (oui accès restreint sorry),
vous pouvez vous lâcher par là
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