Kakophonia

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jeudi 25 juin 2009

Spophitone


Spophitone : nom propre - masculin


   Instrument résolu moderne et en perpétuelle évolution, le Spophitone se présente sous la simple forme d'un clavier dont chaque touche non seulement émet un son avec lequel on peut jouer, mais dans certains cas peut donner accès à de nombreux traitements sonores ou banque de sons. accessible à tous très facilement son mode de fonstionnement serait l'œuvre d'un-e écossais-e qui s'amuserait à nommer ses différentes versions de noms de félins.
   Adaptable par chaque musicien-ne qui a la chance d'en posséder un, le Spophitone peut devenir un instrument particulièrement complexe et ludique.
   Le modèle le plus performant et complexe qu'on ait trouvé jusqu'à maintenant est le Spophitone mC., du nom de son créateur et interprète
. Remarquable par la qualité et la densité de ses banques sonores, il l'est aussi et surtout par le côté ludique de l'interprétation développé par mC.
   Dans son mode le plus complexe, chaque touche du clavier permet non seulement d'enrichir et développer la mélodie, mais peut aussi révéler une série de touches supplémentaires aléatoires qui combinent ou perturbent la succession des notes de façon à provoquer chez le ou la spophitoniste surprise et émulation vers une interprétation unique et complexe, développant sensiblement le plaisir du jeu.
   Vite addictif, certains joueurs auraient développé un jeu compulsif intensif ; on a retrouvé des recommandations pour n'en jouer qu'une fois par semaine (sans précision de durée)

vendredi 12 juin 2009

Retour vers leur futur


D'après Peter, c'est un des derniers coins branchés où il faut aller.

D'après Mitchell, bof, c'est à la mode mais sans grand intérêt.

Cliché : Mitchell porte un T-shirt Amoeba Music et Peter une casquette de base-ball ;o)

The Grove est effectivement le dernier quartier branché de Los Angeles, tout à côté du célèbre Farmers Market, pas loin de Beverly Hills. Mais c'est essentiellement un centre commercial avec des boutiques très chiques très branchées.

Il y a aussi des concerts en plein air où se produisent les jeunes pousses locales.
Aujourd'hui (enfin... hier, la sem le mois dernier... l'autre jour quoi) : The Bolts



   Originaires d'Irvine, et récemment nommés meilleur groupe pop de l' Orange County (partie du « Grand Los Angeles »), ils ont visiblement beaucoup écouté les Strokes, et sont en playlist sur MyFM et Good Morning LA, le p'tit groupe qui monte donc :-)
  Tous se succèdent au chant (sauf le batteur, de toute façon il est planqué dans un trou derrière) et ont déjà une certaine habitude de la scène.
  Mais la jeune fille va vous dire tout ça mieux que moi, en californien dans le texte. Malheureusement vous n'aurez droit qu'à la fin de sa présentation, j'ai raté le meilleur, le début, quand elle parlait d'elle, jeune starlette qui comme de nombreu-ses-x autres gravite autour des studios et des plateaux de séries dans l'espoir de toucher le gros lot. Au moins a-t-elle déjà trouvé un rôle (petit d'après ce que j'ai compris) :
« HHaaaaïïïïyyy, my name is (????), you can siiii miiiiii on the shoooow ...., I'm here to introduce to you the Bolts, and they're my cousins, and I love them...» etc.
  Le pire, c'est que les californiennes parlent toutes comme ça, tout le temps. Minauderies et voix-à-claques, vite pénible en fait.

  Oui, vous pouvez m'en vouloir, ça valait son pesant de cacahuètes, pas assez rapide pour sortir l'enregistreur  :-/
déjà que j'ai fait ça juste devant la console...
  Bon, je vous laisse écouter, je vais me fouetter avec des orties (blanches, au moins je pourrais faire de la soupe avec)


Enjoy


9mn - les 2 premiers titres sont montés, je n'ai laissé que le 3° en entier



mardi 26 mai 2009

Lame de fond



On y rentre comme on entre dans l'eau, du bout des pieds qu'on laisse chatouiller par l'écume jusqu'à recouvrir les chevilles. On reste un temps l'eau jusqu'aux genoux, à lire quelques pages et reposer, le temps d'être bien à l'aise, entre légèreté marine et pesanteur terrestre. Puis on se coule avec délice entre les pages comme on se laisse porter par l'eau.
Comme des vaguelettes incessantes, courtes et délicates, qui viennent mollement bruisser sur la plage par temps calme, on se laisse embarquer par le rythme nerveux et plein de l'énergie inlassable de la houle. On s'accroche à la lecture comme on reste fasciné devant la mer, comme on reste assis dans le vent sur un bout de rocher ou une falaise à regarder le bal des cormorans.

La Hague, près des atomes et du temps présent, un récit hors du temps qui mêle les époques et les générations entre souvenirs, légendes, secrets cachés, tendresse et haine rancunière. La mer, un village, une communauté de gens un peu à l'écart, des vies passées et présentes qui se croisent et se revivent. La difficulté de vivre après la mort de l'autre, l'impossible attente de ceux que la mer a gardée. Une histoire, des histoires qui se croisent et s'entre-mêlent, des personnages entiers qui tous portent une fêlure, une part d'intime solitude qui les rend vrais et attachants, rayonnants.

Je voudrais voir La Hague, vivre ce temps hors du temps, qu'il reste encore quelques pages.


Claudie Gallay - Les déferlantes - Editions du Rouergue


samedi 10 janvier 2009

Réponse


musardise en réponse à Anna, il vaut mieux avoir lu sa lettre de rupture d'abord, les mots à utiliser se trouvent ici



Ainsi donc monsieur Martin votre jeune grimpion de fils a fini par prendre la poudre d'escampette, sans doute enfin conscient que son doctorat ès-Final Fantasy ne pouvait combler la vacuité de ses connaissances en histoire. Il faut dire qu'il est définitivement passé pour un rigolo auprès des autres étudiants après avoir consacré un paragraphe entier de son dernier article à la possibilité d'acquérir une plommée à Elfia pour 150 gils.
Les thésards n'ont pas d'humour, penchés qu'ils sont sur leurs livres à décortiquer des textes que plus personne ne lit plus, ils n'ont pas vu en Martin l'électron libre de la classe, celui qui par ses provocations incessantes arrivait à tirer le meilleur d'eux-mêmes et provoquer les hypothèses les plus intéressantes. Pour eux il n'était que le mecton qui aimait stabylo-bosser ses écrits de différentes couleurs, s'accouder à la rambarde pour fumer et les provoquer.

Cette nouvelle fuite en avant lui fait préférer les lapins aux chiens, fichtre ! (je m'en voudrais de ne pas correspondre à la belle image de vieux barbon que votre badinguet a peint à mon sujet), voilà qui lui fera un parfait sujet de thèse : "L'utilisation de chaufferettes dans les steppes de Patagonie risque-t-elle de faire péricliter la cuniculiculture argentine ?". Sans aucun doute un nouveau dossier qu'il ne rendra jamais.

D. Meurin
professeur immuable

jeudi 8 janvier 2009

Quitte à ramer, ramons


Comme dirait quelqu'une, ça dort un peu par ici. Sauf que pour moi pas d'excuse je ne chamboule rien, j'ai juste de l'énergie au minimum, un processeur au ralenti, bref, je rame sévère. Pas d'idées, du vide, l'envie mais pas l'action, et ça fait un peu trop longtemps que ça dure.
En cette période de plus ou moins bonnes résolutions j'aimerais pouvoir dire que je ferai (au moins) un post par semaine, mais comme il y a peu de chances que j'y arrive, je vais m'abstenir. Bon déjà, pour l'instant, je ne ferme pas, c'est toujours ça de pris, après on verra.

Et donc puisque je rame, et bien que je n'y ait pas mis les pieds depuis 3 mois :-/ , voilà un petit tour  en yolette, début d'un entrainement d'aviron, que je gardais bien au chaud pour le refaire, le retravailler etc.
Mais bon, en cette période de vache maigre... et après tout, il ne faisait pas bien chaud non plus quand tout ça a été enregistré (j'étais pleine de bonne volonté pour y aller dimanche, mais bon là, c'est le pôle nord un peu quand même, non ?)




Bonne année à tou-te-s

samedi 20 décembre 2008

Expérience Carlotti


   Peu importe le résultat, seule l'expérience compte, c'est Barbara qui l'a dit ; enfin elle a dit que c'est Oscar Wilde qui l'a dit.
   Et l'expérience fut belle.

   Drôle de bazar en arrivant au théatre Mouffetard, il faut échanger sa place contre une autre, placée, et c'est la bousculade, pendant laquelle je vois passer à mon non-étonnement JP Nataf. On le retrouvera plus tard, discret musicien de Barbara Carlotti, à la guitare et aux percussions.
   Finalement je suis plutôt chanceuse, et je me retrouve quasiment au milieu de la salle, je n'aurais pas choisi mieux  :-)
   Je n'accroche pas trop à Mark Mulholland
en première partie, c'est plutôt bien, mais sa voix me fait curieusement penser à un mélange entre Bob Dylan et... Roch Voisine !

   Celle de Barbara par contre nous embarque dès les premières notes des Femmes en zibeline pour un vol tout en douceur dont on ne descendra qu'une heure et demie plus tard. Tranquillement on se laisse guider et porter par le rythme, malheureusement Barbara a un peu de mal à faire réagir la salle c'est l'inconvénient des places assises, personne ne bouge vraiment
Confortablement coincée dans un fauteuil, seuls les pieds peuvent bouger à leur convenance, je réalise qu'un grand sourire n'a pas quitté mon visage depuis le début du concert.
   Il y a de quoi, Barbara s'amuse sur scène, son complice acteur la rejoint sur Vous dansiez, s'installe en maillot de bain à Paris Plage, et viens boire avec tous ses amis le champagne à Cannes.
   Parce que "c'est un peu un concert de noël, alors on va vous faire des cadeaux" :
JP Nataf donc, Julien Ribot qui viendra pour un titre, et Armelle Pioline avec qui elle fera un duo. Un autre cadeau ? une nouvelle chanson "Le bout des choses" (et là je me mords les doigts, impossible de me rappeller qui l'a écrite), une reprise de The Loneliest Person (Pretty Things). Et Baby Love (the Supremes),  expérience commencée a capella un peu timidement, tous à la chorégraphie sur le devant de la scène, et au final tout à fait réussie.

   Le temps a passé trop vite et déjà le ciel blanchi
, et le concert ce termine sur un dernier beau moment, Bête Farouche version acoustique en se promenant dans le public, pendant que dans un coin de la scène Armelle Pioline profite avec nous du défilé chantant.
   Une soirée à vous regonfler le moral  :-)













Paris Plage à Paris-plage


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